Cet article a d'abord été publié sur le site
de Temps réels : http://www.temps-reels.net/article1814.html
De la contribution générale...
Des 21 contributions générales, celle du Pôle écologique était celle qui accordait la plus large place aux enjeux numériques. Ce n’est pas tout
à fait fortuit : le Pôle écologique a accueilli des militants de temPS réels, leurs préoccupations et bon nombre de leurs propositions.
Une société de la connaissance ouverte
Nous venons de traverser cinq années pendant lesquelles les politiques conduites par le gouvernement ont traité internet et le numérique comme des menaces et
non comme une chance. Il faut changer ce regard, reconnaître le présent et prendre le parti des possibles.
Le développement de l’internet et du numérique ouvre la perspective d’une société de la connaissance ouverte. De nombreux facteurs peuvent en entraver
l’avènement. Les pressions seront fortes et les occasions nombreuses pour limiter ces libertés et les capacités données aux citoyens. De puissants groupes d’intérêt, certaines forces au sein des
États, et en particulier les dictatures, n’auront de cesse de revenir sur ces libertés et ces capacités nouvelles. Jamais autant d’informations, de connaissances et de création n’ont été
accessibles à un aussi grand nombre d’individus. Plus important encore, jamais autant de personnes n’ont été en mesure d’exprimer leurs opinions sur les affaires du monde, mais aussi de rendre
leurs productions accessibles et réutilisables et ainsi d’en créer de nouvelles.
Lorsque leur développement s’effectue dans un cadre démocratique et ouvert, les technologies numériques et internet ouvrent un extraordinaire espace de
libertés : libertés de s’exprimer, de créer, d’accéder à l’information et aux oeuvres, mais aussi d’innover à faible coût d’entrée.
A partir du moment où existent certaines architectures techniques et que les savoirfaire nécessaires pour en faire un usage pertinent sont largement
diffusés, ces libertés deviennent constitutives, comme le dit Amartya Sen, de capacités.
Internet et le numérique augmentent les capacités d’expression et d’action des individus et des groupes. Et démultiplient leur rayon d’action. Ces capacités
permettent à chacun et chacune de faire entendre sa voix. D’échanger avec d’autres et de coopérer. D’entreprendre. D’atteindre un public ou des marchés. D’entrer en contact avec un grand nombre
de personnes, sur un territoire ou dispersées dans le monde. D’opérer sur une base géographique étendue. D’agir comme consommateur responsable et comme citoyen.
Comme toute grande transformation, internet et le numérique bousculent les positions acquises. Ils apparaissent comme un désordre avant de montrer la
richesse de ce qu’ils produisent. La transition est difficile, et il est justifié de veiller à ce qu’elle ne soit pas destructrice de qualités précieuses. Mais il ne faut pas s’y tromper :
le monde ne restera pas en place. Les bénéfices qu’en tireront les sociétés dépendent pour beaucoup de la maîtrise qu’en auront les citoyens et de la pertinence des politiques qui seront
conduites. Une fois les possibles reconnus, les défis commenceront : les bénéfices d’une société de la connaissance ouverte ne se développeront pleinement que si on investit dans ses bases
éducatives, sociales et économiques.
Système éducatif
L’Education nationale a assumé, depuis la deuxième guerre mondiale, une croissance continue du nombre d’élèves scolarisés [3]. Au collège, avec la réforme
Haby et l’instauration, en 1975, du collège unique, c’est, chaque année, la totalité d’une classe d’âge (environ 750 000 élèves) qui reçoit le même enseignement : programme, méthodes,
outils.
Au XIXe siècle, les « études », dirigées par des personnels spécifiques, maîtres d’études, maîtres répétiteurs, professeurs adjoints,
représentaient la majeure partie du travail des élèves dans les lycées d’État et surtout les collèges communaux. Au début du XXe siècle, quand la France a scolarisé les enfants des classes
moyennes et populaires, elle a renvoyé ces tâches d’encadrement sur les familles : répétition des leçons, accompagnement des exercices et des devoirs, aide aux devoirs, etc. Ainsi, l’école,
en se démocratisant, s’est privée du principal instrument de réussite de cette démocratisation. Le nouveau système éducatif a donc été conçu selon les principes d’organisation dominants de cette
époque : division du travail entre enseignants (dans le secondaire), durée uniforme des cours, classe constante sur l’année cloisonnement entre l’école et le domicile...
Les outils (manuel scolaire, tableau) et les méthodes (cours magistral, examen individuel écrit et oral) étaient alors adaptés à ces principes. Ils ont tenu
tant que le système rejetait les élèves « inadaptés » à cette manière d’enseigner. Avec la massification, l’hétérogénéité croissante des élèves a montré -durement - les limites de ce
modèle.
Les moyens manquent donc aujourd’hui pour faire face à la nouvelle massification. Mais les moyens manqueront toujours si l’on se contente des solutions
traditionnelles : un système organisé autour d’un modèle pédagogique unique, l’enseignement magistral, et d’un outil, le manuel scolaire papier -
devenus obsolètes. [4]
Aussi, nous proposons :
un effort massif de rattrapage pour l’école, et surtout pour les
universités et la recherche. Celui-ci doit s’accompagner d’une diversification des modèles et d’une multiplication des approches :
l’adjonction, pour les tâches de travail personnel, de
répétiteurs ;
l’ouverture à la coexistence de modèles pédagogiques L’utilisation des
outils et ressources éducatives numériques ;
l’utilisation des nouvelles technologies ne nécessite pas simplement des
ordinateurs communicants, des ressources et des logiciels.
L’Éducation nationale tarde à tirer parti des technologies éducatives qui fournissent pourtant les moyens de véritables révolutions :
L’accès à des savoirs nombreux, structurés, actualisés émanant du monde
entier ;
Des outils de création et de production de niveau « professionnel » mis à disposition de
tous ;
Des modalités de communication, de travail collaboratif, de publication de résultats et, de manière générale,
de nouvelles formes de relations avec des acteurs variés ;
Des logiciels permettant de nouer de nouvelles formes de confrontation au savoir, pertinentes et
élaborées [5]
Préserver l’espace de libertés constitutif de l’internet
Le respect des libertés fondamentales constitutives d’internet devra être une préoccupation constante. s’agit des libertés d’expression, des libertés d’usage
de tout ce à quoi on accède légalement, et des libertés d’innovation, notamment celles qui utilisent les mécanismes de biens communs comme les logiciels libres. D’autres droits peuvent limiter
l’exercice de ces libertés, mais jamais leur principe même.
Rééquilibrer la propriété intellectuelle
La révolution informatique et internet ont ébranlé un équilibre qui s’était installé au 19ème siècle et consolidé au 20ème siècle. La propriété littéraire et
artistique (droits d’auteur et droits voisins) et la propriété industrielle (brevets, marques) ont été mondialisés par les accords sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui
touchent au commerce (ADPIC) au moment précis où des choix fondamentaux demandaient débat et arbitrage.
Certains de ces choix portent sur les conditions de leur application à de nouveaux objets : droits d’auteur ou brevets pour les logiciels, par exemple.
D’autres sur la mise en oeuvre des droits : mesures techniques de protection et leur protection juridique, statut des échanges non commerciaux, nature des sanctions et mesures préventives.
Il nous faut parvenir à trouver le chemin du bien public dans une situation inédite. Le relatif équilibre qui s’était installé dans le triangle créateurs / industries culturelles / usagers est
profondément chamboulé dans deux directions contradictoires. [6]
Nous proposons d’engager :
· une action prolongée afin de rééquilibrer l’édifice de la propriété intellectuelle pour en refaire un outil respecté de la culture, de l’innovation, au
service de la société de la connaissance ouverte que nous souhaitons. Cette action commence en Europe, et le programme du PSE pour les élections européennes de 2009 devra l’inscrire parmi ses
engagements politiques.
· une action déterminée contre le durcissement des droits de propriété dans la sphère intellectuelle, en faveur de la liberté de création et de la définition
de biens communs non brevetables notamment dans les domaines de la connaissance et des logiciels. Cela passe, par exemple, par un réexamen dans ce sens des directives « bases de
données », « droit d’auteur », « respect de la propriété intellectuelle ».
... à la motion
La motion déposée par le Pôle écologique reprend pour l’essentiel les passages cités plus haut.
Elle s’attache à mettre en relief le lien entre la mutation écologique et la révolution numérique.
« Il faut tirer toutes les conséquences de la formidable mutation économique de ce siècle marquée par le passage à une société de la connaissance, de la
mise en réseau, et des nouveaux enjeux liés à l’épuisement des ressources non renouvelables. (...) Nos sociétés ont vécu depuis les révolutions industrielles sur le schéma d’une utilisation
croissante, sans retenue et très bon marché des ressources naturelles de la planète. Ce schéma est aujourd’hui obsolète. Il s’accompagne d’une nouvelle révolution économique, celle des nouvelles
technologies de l’information et de la communication, qui impose de concevoir autrement l’organisation de la société, davantage fondée sur la responsabilité individuelle, une logique de réseau
plutôt que centralisée, une importance accrue donnée à la connaissance et à la qualification.
(...)
Pour y parvenir, le socialisme doit engager une double mutation, écologique et culturelle.
La première est la prise en compte de la « nature » et de la planète. Elle nécessite de gérer et de partager des ressources rares, vulnérables, ou
non renouvelables, en rupture avec le productivisme. La seconde concerne la « culture », au sens le plus large : la création, la démocratisation culturelle, les medias,
l’enseignement, la formation, la recherche, les technologies numériques. Ces deux mutations sont liées. Pour relever le défi écologique, nos sociétés doivent miser sur la connaissance, investir
dans l’innovation, tirer parti de la révolution numérique, promouvoir le partage des savoirs, encourager la coopération. »
L’écologie politique et la "politique du numérique" convergent aussi autour d’une critique des dérives du système des brevets.
« Le brevetage systématique des logiciels, des méthodes intellectuelles et du vivant, s’est imposé à toute la planète, via les accords de l’OMC de 1994 sur la propriété
intellectuelle. Ceci contribue à l’intériorisation dans le milieu scientifique des normes et cibles de la valorisation industrielle. Dans les sciences du vivant, le régime du brevet large a ainsi
conduit à une course aux gènes et à une concentration oligopolistique non seulement des parts de marché mais aussi de la recherche. Les nouveaux brevets sur le vivant ont tendance à protéger non
seulement des applications industrielles précises mais tout un ensemble d’utilisations, voire la totalité des usages prévisibles d’une découverte comme dans le cas des brevets sur les séquences
génétiques. Les situations de monopole ainsi créées limitent non seulement la commercialisation par un tiers, mais aussi la poursuite d’autres recherches. Cette suprématie des logiques de
rentabilité sur la recherche limite la capacité collective de nos sociétés à produire des connaissances libres, à élaborer une expertise publique indépendante et à développer des innovations
d’intérêt général (logiciel libre, santé publique au Nord et au Sud, développement et agriculture durables...). »
Le chapitre "tirer parti de la révolution numérique" s’organise autour de six axes :
La libération des capacités de coopération et d’innovation [7]
Un effort massif d’éducation aux technologies numériques [8]
La mise en place de nouveaux principes d’action pour l’action publique [9]
Le renouvellement et l’approfondissement de la protection des données
personnelles [10]
La refonte du droit du travail à l’ère numérique [11]
la mise au service du développement durable des technologies numériques [12]
[1] La rédaction de contributions générales permet de procéder à une
première forme de regroupements autour d’orientations politiques. 21 contributions dites "générales" avaient été soumises à la réflexion des socialistes début Juillet 2008.
[2] Issues de contributions générales, qui convergent dans un texte commun, les motions sont
soumises au vote des militants. On sait, depuis le 23 septembre que les militants devront opter entre six motions.
[3] : 3 % des Français passaient le baccalauréat en 1945 ; ils étaient 35 % en 1985
et sont désormais près de 85 %. Il y a aujourd’hui plus d’enseignants à l’université que d’étudiants en 1950.Cette massification induit le risque d’une hétérogénéité croissante des élèves mais
s’est paradoxalement accompagnée d’une uniformisation des pratiques
[4] Ces difficultés surgissent à un moment où l’école est elle-même concurrencée. La société
est désormais riche en informations, sollicitations et stimulations. L’enseignant n’a plus le monopole du savoir ni de la parole autorisée à destination des élèves. Les enfants, à travers la
télévision, Internet ou le jeu vidéo sont stimulés, intéressés, sollicités et reçoivent une éducation informelle, orthogonale, et parfois même opposée à celle que délivrent les enseignants.
Les réformes, dans le modèle actuel, échouent car il est impossible de réformer sans avoir défini les objectifs, les méthodes, les organisations et les outils de l’enseignement de masse dans la
société de l’information. Cette transformation doit être concertée et progressive. Elle doit s’inscrire dans la durée - dix ans au moins - et mobiliser l’ensemble des acteurs : enseignants,
État, collectivités locales, familles, chercheurs, producteurs de ressources et de logiciels éducatifs. Il est en effet essentiel de renouer le dialogue sur les objectifs, les moyens et les
leviers de cette transformation.
[5] L’utilisation de ces technologies ne nécessite pas simplement des ordinateurs communicants,
des ressources et des logiciels : elle appelle avant tout un projet collectif, impliquant la communauté éducative. Pour libérer la créativité et autoriser la juxtaposition des stratégies des
enseignants, il faut encourager et récompenser l’initiative pédagogique, soutenir la recherche sur les pratiques et les usages, encourager les expériences favorisant la diversité des parcours et
diffuser une culture de l’évaluation de ces efforts. Ceci appelle avant tout un projet collectif, impliquant la communauté éducative.
[6] Les usagers sont dotés par les nouveaux outils de capacités immensément étendues de copier,
échanger, recommander, s’exprimer, créer. La frontière qui séparait nettement usagers et créateurs devient floue, et les créateurs voient devant eux de nouvelles possibilités d’atteindre des
publics étendus et de faire vivre des oeuvres. Les nouveaux intermédiaires (comme Google) qui servent ces capacités et hébergent des créations devenues innombrables détiennent un pouvoir sans
précédent. L’Europe n’y est représentée que par un tissu de petites sociétés innovantes qui pourraient cependant grandir si elles étaient rejointes par quelques grands acteurs et disposaient d’un
environnement juridique plus ouvert.Les industries culturelles traditionnelles sont devant le choix de maintenir leurs modèles commerciaux installés en faisant la guerre aux usagers ou de
s’adapter aux nouvelles pratiques, mais au prix d’une adaptation drastique de ces modèles commerciaux. Il faudra les aider à effectuer cette transition, notamment pour les producteurs
indépendants, sans pour autant ignorer que la transition est inévitable.
Dans cette situation, nous devons permettre le développement d’activités économiquement soutenables qui sont porteuses de diversité culturelle et d’innovation. Il existe aujourd’hui une
reconnaissance générale d’une crise provenant d’une délivrance laxiste des brevets ... qui ne s’est pourtant produite que parce qu’on a cédé aux demandes de quelques industriels.
[7] Le respect des libertés fondamentales constitutives d’Internet devra être une préoccupation
constante. Il s’agit des libertés d’expression, des libertés d’usage de tout ce à quoi on accède légalement, et des libertés d’innovation, notamment celles qui utilisent les mécanismes de biens
communs comme les logiciels libres. D’autres droits peuvent limiter l’exercice de ces libertés, mais jamais leur principe même.
[8] L’éducation joue un rôle central dans la construction des capacités et des savoir-faire
nécessaires à l’usage pertinent d’Internet. Un cercle vertueux peut ici s’ouvrir, car les biens communs produits grâce à Internet et au numérique (logiciels libres, ressources éducatives et
collaboratives) enrichissent l’action du système éducatif tout autant qu’ils en dépendent. En plus d’avoir un impact sur les ressources éducatives, ces ressources pourront être à l’origine du
développement de nombreuses activités économiques.
[9] Gouverner, réformer, communiquer, consulter le public à l’ère du numérique appellent de
nouvelles manières d’être et de faire. Dans la sphère politique comme dans celle de la haute administration, les technologies et systèmes d’information relèvent, classiquement, d’une intendance
obscure et peu controversée. La prise en compte des systèmes d’information est, pourtant, cruciale pour avancer dans la réforme de l’Etat. Il est impossible de modifier les structures sans avoir
préalablement transformé les processus de travail, et inopérant de prétendre installer de nouvelles pratiques sans donner aux agents les moyens de leur installation. C’est en prenant au sérieux
l’apport des systèmes d’information dans la production et la distribution des services publics que nous trouverons pour l’administration les marges de manœuvre qui lui font défaut, les degrés de
liberté et d’intelligence qui lui manquent aujourd’hui.
[10] Les enjeux de protection de la vie privée vont devenir de plus en plus aigus dans un
environnement massivement numérisé et interconnecté... Les nouvelles formes de collecte de données et de traçage ainsi que l’affirmation de technologies telles que les moteurs de recherche font
surgir de nouveaux risques de fichage inconsidéré par des acteurs privés. Les acteurs publics sont eux aussi tentés, notamment pour lutter contre le terrorisme et déployer l’administration
électronique, de créer des identifiants uniques, d’autoriser le croisement généralisé de fichiers et d’étendre les possibilités de collecte et de conservation de données.
Le développement de l’échange et du partage des données doit se faire dans le respect - mieux, dans l’accroissement de la protection de la vie privée. Des systèmes informatiques bien conçus,
réduisant les données exploitées au strict nécessaire pour la procédure en cours, contrôlés par une CNIL dotée de pouvoirs réels, permettront de réduire la diffusion de données inutiles et de
donner aux Français une véritable vue d’ensemble et la maîtrise réelle de l’utilisation de leurs données.
Il faudra remettre à plat le projet de carte d’identité biométrique, rétablir le contrôle a priori et a posteriori de la CNIL sur les fichiers policiers, préserver le droit à l’oubli et soumettre
toute proposition risquant de conduire à un affaiblissement de l’état actuel de protection des données personnelles au nom d’exigences sécuritaires à un débat public
[11] Une majorité des salariés européens travaille d’ores et déjà sur ordinateur ou
participe à des processus de production informatisés. Les technologies numériques ouvrent la voie à de nouvelles formes de surveillance. Les systèmes de contrôle, largement informatisés, peuvent
enregistrer les traces laissées par les salariés à chacun de leurs passages (contrôles d’accès) ou à chacune de leurs transactions. L’éclatement du collectif de travail, les équipes de travail
restreintes, la dispersion géographique des sites, les horaires individualisés entravent rendent inopérantes les formes classiques de la communication syndicale, panneau syndical et tract. Les
syndicats doivent pouvoir utiliser les réseaux d’entreprise pour communiquer avec les salariés. Ce droit doit être compris comme une extension moderne du droit à l’affichage et à l’information.
Ces enjeux, très concrets pour les salariés, appellent la définition de nouveaux droits.
[12] Il s’agit par exemple d’assurer la traçabilité à l’échelle mondiale des chaînes
alimentaires, en développant l’éco conception des matériels informatiques, en allongeant la durée de vie des outils et en créant un marché de l’occasion.